La mise en demeure est le moyen épistolaire officiel servant à exprimer l'idée que "ça suffit comme ça". Exemples : "Nous vous mettons en demeure de bien vouloir, s'il vous plaît, régler la somme due avant le 21 octobre 1922." (chance de récupérer ses biftons : 80%) ou bien "Hortense, je vous mets en demeure d'accepter mon invitation à un apéro." (taux de réussite probable : 0,8%). Après envoi certifié par service postal et en cas de non réponse du destinataire, deux possibilités : des poursuites peuvent être engagées ou un haussement d'épaules opéré, selon le désir de l'expéditeur. La mise en demeure, c'est donc plutôt sympa ; c'est comme un feu rouge (de colère) signifiant "Arrêtez, je peux m'énerver" ou "stop, je ressens les tourments de l'ire à votre endroit". Bonheur : vous pouvez la rédiger vous-même, sans posséder de diplôme particulier qui conférerait une authenticité d'état à ce cri écrit. Pour arrondir vos fins de mois, vous pouvez même bidouiller votre missive (prix coûtant : une feuille de papier, un poil d'encre, un recommandé postal et une vingtaine de minutes de votre précieux temps) puis la facturer quarante euros à votre destinataire. Si vous êtes un gros malin, recommencez l'opération afin de mieux saler la note. L'auteure de ce billet a ainsi reçu facture de deux mises en demeure ajoutées à un avis avant huissier l'enjoignant à régler 97 euros pour cette pressante correspondance. Juteux mais maladroit : multiplier les envois de mises en demeure à une adresse qui n'existe pas, insister malgré les retours d'accusés de non-réception, c'est prendre le risque de finir aux yeux de tous en demeuré de la farce.jeudi 19 août 2010
Demeure (mise en)
La mise en demeure est le moyen épistolaire officiel servant à exprimer l'idée que "ça suffit comme ça". Exemples : "Nous vous mettons en demeure de bien vouloir, s'il vous plaît, régler la somme due avant le 21 octobre 1922." (chance de récupérer ses biftons : 80%) ou bien "Hortense, je vous mets en demeure d'accepter mon invitation à un apéro." (taux de réussite probable : 0,8%). Après envoi certifié par service postal et en cas de non réponse du destinataire, deux possibilités : des poursuites peuvent être engagées ou un haussement d'épaules opéré, selon le désir de l'expéditeur. La mise en demeure, c'est donc plutôt sympa ; c'est comme un feu rouge (de colère) signifiant "Arrêtez, je peux m'énerver" ou "stop, je ressens les tourments de l'ire à votre endroit". Bonheur : vous pouvez la rédiger vous-même, sans posséder de diplôme particulier qui conférerait une authenticité d'état à ce cri écrit. Pour arrondir vos fins de mois, vous pouvez même bidouiller votre missive (prix coûtant : une feuille de papier, un poil d'encre, un recommandé postal et une vingtaine de minutes de votre précieux temps) puis la facturer quarante euros à votre destinataire. Si vous êtes un gros malin, recommencez l'opération afin de mieux saler la note. L'auteure de ce billet a ainsi reçu facture de deux mises en demeure ajoutées à un avis avant huissier l'enjoignant à régler 97 euros pour cette pressante correspondance. Juteux mais maladroit : multiplier les envois de mises en demeure à une adresse qui n'existe pas, insister malgré les retours d'accusés de non-réception, c'est prendre le risque de finir aux yeux de tous en demeuré de la farce.
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